Coup de coeur manga jeunesse

15 décembre 2015

Minuscule (3 tomes à ce jour) de Takuto Kashiki (Komikku) > dispo ?

Bienvenue dans l’univers enchanteur et douillet de Hakumei et Mikochi ! Ces deux petites héroïnes ne mesurent pas plus de 9 cm et vivent harmonieusement au coeur d’une forêt où les sauterelles livrent le courrier, les animaux parlent, et des divinités-objets s’invitent parfois à la fête des moissons !

C’est avec ravissement que nous les suivons dans chacune de leurs courtes aventures, découvrant alors tout un monde d’une richesse incroyable avec ses coutumes, ses mythes et légendes.

Quel joli voyage bien loin des contrées ordinaires, célébrant les petits bonheurs simples de la vie !

Ce n’est pas sans rappeler le film Arietty  le petit monde des chapardeurs des studios Ghibli ou bien une autre excellente série manga dont les héros sont des êtres miniatures : Nanja Monja !

Camille.


Coup de coeur BD et musique

7 décembre 2015

California dreamin’ de Pénélope Bagieu (Gallimard) > dispo ?

AVERTISSEMENT : après la lecture de ce roman graphique vous aurez ça dans la tête pendant une bonne quinzaine de jours. Toute une époque !

bagieuVous continuez votre lecture ? Vous êtes donc victime consentante, comme je l’ai été moi-même !
Et vous avez bien raison car cet album qui raconte la jeunesse de Ellen Naomi Cohen, dite « Mama » Cass Elliot, un des membres du groupe The Mamas & the Papas, se lit d’une traite tellement son héroïne à la forte personnalité nous embarque avec elle dans sa soif de réussite en tant que chanteuse.

Un destin fabuleusement servi par Pénélope Bagieu qui a su adapter son trait et le laisser brut, donnant ainsi encore plus de sensibilité et de vie au personnage.

Camille.

Si vous ne connaissez pas ce groupe phare américain de la fin des années 60 du siècle dernier, vous pouvez vous offrir une séance de rattrapage dans vos médiathèques.

A la fin de son livre, Pénélope Bagieu, nous conseille d’écouter les titres suivants, alors détendez-vous et laissez-vous planer un instant :

Allez, et moi je rajoute ce classique :

A lire sur le blog : notre article BD et musique


Coup de coeur première BD

26 novembre 2015

Anuki (5 tomes à ce jour) de Stéphane Sénégas et Frédéric Maupomé (Eds de la Gouttière) > dispos ?

Voici déjà 5 albums qu’Anuki le petit indien nous ravit de ses aventures… sans paroles !

Tour à tour aux prises avec une bande de poules farceuses, un lapin qui a visiblement l’habitude de se défendre, des castors très solidaires aux dents affutées, et le big foot en personne, on peut dire que ça n’est pas de tout repos d’être un enfant !

Alors avec Anuki, on apprend l’humour, la ruse, le partage, le courage mais aussi la colère, la peur, ou la tristesse, la vie quoi !

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La lecture de cette BD hyper rythmée est accessible à tous les âges puisque elle est sans texte, et avec des illustrations et un découpage bien clairs et expressifs.
De plus la bouille tout en rondeur d’Anuki et ses amis nous incite à les suivre dans encore bien des péripéties !

Camille.

A lire aussi sur le blog : notre thématique sur La BD muette 


Coup de coeur BD

23 novembre 2015

Je n’ai rien oublié de Ryan Andrews (Delcourt) > dispo ?

JNRO C1C4.inddRecueil de quatre histoires aux thématiques intrigantes : un sombre tunnel se cache derrière le carrelage d’une salle de bains, des frères sont effrayés suite à l’effondrement d’oies mortes sur le toit de leur maison, un garçon craint une étrange créature qui erre dans la forêt, et une femme âgée donne naissance à une curieuse graine…

Dans un beau noir et blanc rehaussé de touches de rouge éclatant, une bande dessinée intimiste qui explore fantastique et horreur avec originalité et poésie.

Anne-Laure.


Coup de coeur BD jeunesse

18 novembre 2015

L’Homme montagne de Séverine Gauthier et Amélie Fléchais (Delcourt, 2015) > dispo ?

Un petit gal'homme montagnerçon veut aider son grand-père pour son dernier voyage… Il part à la recherche du vent pour qu’il souffle et puisse l’aider dans ce voyage.

Au milieu du froid et des montagnes, le jeune garçon va rencontrer d’étonnants personnages qui chacun à leur manière vont lui permettre de  grandir et comprendre beaucoup de choses sur la vie, la mort…

Une très belle BD qui allie poésie et philosophie, un récit initiatique tout en force et émotion à l’image du dessin d’Amélie Fléchais.

Cécile A.


Coup de coeur manga jeunesse

14 novembre 2015

A silent voice de Yoshitoki Oima (Ki-oon) > dispos ?

Shoko Nishimiya, sourde depuis sa naissance, est transférée dans une nouvelle école. Elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par un élève de sa classe, le détestable Shoya Ishida. Exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible. S’il arrive effectivement à ses fins, il devra lui même vivre un retour de bâton inattendu…


Un récit sensible et subtil qui soulève un questionnement profond sur le désœuvrement, les tourments de l’adolescence, le handicap (ici la surdité) et de façon plus large la différence, l’exclusion et le harcèlement en milieu scolaire, mais aussi la rédemption, l’introspection… Le tout avec un trait de graphisme doux et bien lisible. Une série marquante.

A partir de 12 ans.

Camille.


Coup de coeur BD

13 novembre 2015

Petit : Les Ogres-Dieux t.1 de Hubert et Bertrand Gatignol (Soleil / Métamorphose, 2014) > dispo ?

PetitCouvEnvahis que nous sommes par les trolls, les elfes, les vampires, les nains, les garous et toute la ménagerie de la néo-fantasy pseudo-gothique (bon ok, j’arrête), il est parfois difficile de s’extasier devant les nouvelles tentatives plus ou moins calibrées qui encombrent le marché. Mais celle-ci, qui a fait l’unanimité (dernièrement primée aux Utopiales), n’est vraiment pas comme les autres. Et pourtant, l’affaire est on ne peut plus classique : un enfant né « petit » au château des ogres, et qui pour grandir devra bien sûr faire face à son terrifiant roi de père.

BD-Ogre-planche

C’est justement dans un certain retour au noir profond du conte traditionnel que les auteurs surprennent, n’hésitant pas à engloutir et déchirer les chairs les plus tendres, donnant forme aux peurs primordiales de l’enfance, le tout dans un univers incestueux et décadent, où l’on devine aussi la magie du grand Rabelais. Plutôt porté jusqu’ici sur les publications jeunesse, Gatignol impose son trait clair et dynamique sans effort, là où on aurait imaginé (bien à tort) un dessin plus épais ou plus sombre. Orienté avec maestria, notre regard circule de haut en bas dans chaque recoin de ce château immense et vertigineux, les épreuves de Petit étant savamment temporisées par des cartons narratifs encadrant chaque chapitre, donnant à chaque personnage – même les plus horribles – une épaisseur intrigante.

Arnaud.