Un auteur un livre

Richez

Née dans le Nord en 1983, Marion Richez grandit à Paris puis dans la Creuse ; elle y prend goût au théâtre via la Scène nationale d’Aubusson. Reçue à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégée de philosophie, elle prépare un doctorat à Paris-Sorbonne sur la conscience corporelle. Ses recherches universitaires s’inscrivent dans une quête générale du mystère du corps et de l’incarnation, qui l’amène à devenir l’élève de la comédienne Nita Klein. Elle a plusieurs fois collaboré à l’émission « Philosophie », diffusée sur Arte, sur les thèmes du corps et de la joie. En 2013, elle a également participé au long métrage documentaire consacré à Albert Camus. Avec L’odeur du Minotaure, elle poursuit son travail sur les origines et la mémoire et signe un des premiers romans marquants de la Rentrée littéraire 2014.

L’odeur du Minotaure (Sabine Wespieser, 2014) > dispo ?

Marjorie, jeune femme travaillant dans un ministère, est capitonnée dans ses certitudes et son mépris pour les hommes. Un jour, sa mère, qu’elle n’avait pas vue depuis longtemps, l’appelle pour lui apprendre la mort prochaine de son père. Quittant Paris à toute allure, elle percute un cerf et recueille son dernier souffle. De là, sa carapace commence à se fissurer et une quête de sens débute pour elle. L’Odeur du Minotaure, comme les contes initiatiques auxquels il s’apparente par l’extrême concision de sa langue et la simplicité de sa structure, est un beau roman de la métamorphose.

« Coup d’essai, coup de maître », Hubert Artus, Lire, septembre 2014

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Un extrait  :

« Je pourrais tourner la page, soupirer avec elle, dire que oui, j’ai eu de la chance, que ça reste bien malheureux tout de même. Quelque chose en moi ne le peut pas. Je pose enfin la question, je la jette au-dehors, en mettant la femme en joue de mon regard, comme pour la forcer :
‘Mais, enfin, ça n’était qu’une bête, n’est-ce pas ?’
Au lieu d’acquiescer, de s’empresser de répondre : oh mais oui, pensez-vous, bien sûr que ça n’était qu’une bête, on en fait des histoires pour une bête, elle ouvre grands ses yeux et dit, comme si c’était pas croyable d’en être réduite à apprendre ça à un autre :
‘Mais, une bête, c’est important.’ »

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