Coup de coeur BD

Après Nicolas Presl (lire notre article), poursuivons notre thématique sur La bande dessinée muette avec Thomas Ott, auteur suisse tout aussi atypique. Raconteur d’histoires fantastiques, cauchemardesques et muettes, Thomas Ott est un orfèvre de la carte à gratter, technique qu’il maîtrise parfaitement et lui permet de faire jaillir la lumière, là où auparavant il n’y avait que des ténèbres…

Dès le rideau (livre) entrouvert, Thomas Ott vous invite au spectacle de son cinéma muet expressionniste en noir et blanc. Dès les premières images, des frissons vous parcourent l’échine, les yeux écarquillés, vous êtes happé par son univers halluciné et hachuré…

Bienvenue dans dans le pays sombre de Thomas Ott !

Longtemps spécialisé dans les histoires courtes (Cinema Panopticum…), Thomas Ott excelle à camper des mondes inquiétants et étranges dans lesquels se déroulent des intrigues fascinantes aux chutes toujours surprenantes et glaçantes. Il s’est par la suite essayé au récit long avec brio (73304-23-4153-6-96-8), et nous revient avec une novella au titre évocateur : Dark Country.

Dark CountryUn couple « just married » roule de nuit sur une route déserte. Plongé dans ses rêveries amoureuses, le conducteur percute un homme qui traînait au beau milieu de la route. La lune de miel tourne alors au cauchemar éveillé…

Pour la première fois, Thomas Ott ne signe pas le scénario : celui-ci a été écrit par l’américain Tab Murphy et adapté au cinéma par Thomas Jane en 2008. Ce dernier, fortement inspiré par l’univers de Thomas Ott, lui a proposé d’en dessiner sa version. Bouclant la boucle, Thomas Ott s’est emparé de cette histoire, sorte d’inédit de La Quatrième dimension, qui semble avoir été écrite pour lui. Des deux interprétations du même scénario, la version de Thomas Ott est la plus réussie.

Un livre qui se lit vite et mérite pourtant qu’on s’y attarde, pour en apprécier chaque image, le travail sur les lumières, les expressions des personnages, la mise en scène (forcément cinématographique)… Mais arrivé à la fin, je ne doute pas que ayez envie de le relire !

Eric L.

P.S : La nouvelle Hotel, extraite de Cinema Panopticum, a par ailleurs été adaptée par le cinéaste espagnol José Luis Alemán. Là encore, deux approches différentes d’une même histoire : 

 > visitez le site de Thomas Ott

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