Robots et patrimoine

Villiers

Détail d’une gravure de R. Drouart in L’Ève future, édition de 1925, H. Jonquières – SAL 60

Pauvre comte Auguste de Villiers-de-l’Isle-Adam ! Le voilà oublié, alors que Art Rock célèbre les robots, et que Maria de Métropolis lui vole encore et toujours la vedette !

Écrivain maudit s’il en est (1838-1889), quelque peu oublié dans sa ville natale de Saint-Brieuc, il fut pourtant l’un des premiers auteurs français, si ce n’est le premier, à proposer dans son Eve future (publiée en 1886, au terme de nombreuses années d’écriture) une femme-robot dénommée andréïde, réplique exacte d’une femme conçue par un certain Thomas Edison.

Cette anticipation de Villiers a été souvent rappelée et remise au premier plan, par exemple lors de la grande exposition de la Villette en 2010.

Où l’on décèle l’influence de Mary Shelley et de son Frankenstein… Mais bien avant Fritz Lang, qui par ailleurs avait très probablement lu Villiers-de-l’Isle-Adam. L’ironie mordante de ce dernier, et sa méfiance face au progrès à venir, auront sans doute desservi son œuvre.

Mais rendons à César…

Arnaud.

> empruntez L’Eve future

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