Coup de coeur musique et film documentaire

« You got to wake up and be a man and have a plan… »

 

Aujourd’hui, 19 mai, sort Revelation, le nouvel album de The Brian Jonestown Massacre qu’ils viendront présenter au public breton samedi prochain à Brest. Cette double actualité est l’occasion de se pencher sur le cas de ce groupe culte originaire de la côte ouest des USA, influence majeure de la nouvelle scène rock psychédélique.

Nommé ainsi en hommage au légendaire guitariste des Rolling Stones, le groupe s’est formé en 1990 et a connu depuis un nombre inouï de remaniements : plus de 60 musiciens sont passés dans ses rangs et aussi vite repartis vers de nouvelles aventures (Black Rebel Motorcycle Club, The Warlocks…). Il est vrai qu’il faut pouvoir supporter l’égo d’Anton Newcombe, leader incontestable, multi-instrumentiste et principal songwriter dont la personnalité (auto)destructrice irradie le rockumentaire Dig!.

dig!En 2004, le groupe fait l’objet d’un documentaire de la réalisatrice Ondi Timoner, illustrant l’histoire du groupe durant 7 ans, en parallèle avec celle des Dandy Warhols. Les groupes, amis à leurs débuts, décident de faire ensemble une révolution musicale. Mais leurs trajectoires diffèrent : alors que le Brian Jonestown Massacre tente de rester indépendant, les Dandy Warhols signent avec une major (le diable !) et remportent un certain succès commercial. Dès lors, leur relation se dégrade : les déclarations et provocations se multiplient, jusque dans leurs chansons (Not If You Were The Last Dandy On Earth en réponse à Not If You Were The Last Junkie On Earth des Dandy Warhols). Le film, renié par les deux groupes (aucun n’en sort vraiment grandi), a contribué à faire connaître le Brian Jonestown Massacre en Europe et malgré ses frasques, Anton Newcombe fascine. A voir et à revoir !

Et la musique dans tout ça ? Si vous ne connaissez pas ou peu le groupe, vous pouvez commencer par la double compilation rétrospective Tepid Peppermint Wonderland sortie en 2006, qui résume bien les premières années très prolifiques du groupe. En extrait, Straight up and down (publié à l’origine sur l’album Take It from the Man, 1996) que Martin Scorcese a choisi comme générique de sa série TV mafieuse Boardwalk Empire :

Je vous conseille aussi l’avant dernier album Aufheben, l’un des meilleurs de 2012, qui a beaucoup tourné sur ma platine.  En extrait, l’épique morceau instrumental d’ouverture, Panic in Babylon :

Depuis quelques années Anton Newcombe s’est installé à Berlin, et s’il reste un grand illuminé, il s’est visiblement assagi. Pour preuve, deux membres historiques du groupe, le guitariste-bassiste Matt Hollywood et Joel « Mr Tambourine Man » Gion sont de retour et l’accompagnent sur scène. Le concert de samedi ne devrait donc pas se terminer en pugilat… Enfin, on ne sait jamais avec celui dont la devise est « Keep music evil »

Eric L.

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