Coup de coeur BD

Hôtel particulier de Guillaume Sorel (Casterman, 2013) > dispo ?

Hotel particulier2« Mon prochain album sera en noir et blanc, une histoire dans la lignée des nouvelles fantastiques de Thomas Owen, qui aura pour cadre et personnages un immeuble et ses habitants, avec pour observateurs privilégiés un fantôme et un chat » nous confiait Guillaume Sorel lors de son passage à la bibliothèque.

L.10EBBN001749.N001_HOTELpart_C_FRAvec Hôtel particulier, projet personnel qui lui tenait à cœur depuis plusieurs années et sur lequel il travaillait parallèlement à ses autres albums, Guillaume Sorel s’est fait plaisir. Il a rassemblé dans un ensemble très cohérent toutes ses références graphiques et littéraires (la littérature fantastique du 19ème bien sûr, notamment les auteurs belges qu’il affectionne, mais aussi Baudelaire, Rimbaud, Lewis Carroll).

Eros et Tanathos

Comme promis, il nous invite à passer de l’autre côté du miroir, sur les pas d’Emilie, jeune femme qui vient de se suicider dont le fantôme revient hanter l’immeuble où elle a vécue, accompagnée d’un chat qui seul la voit et peut lui parler. Tous deux ont la faculté de s’introduire discrètement dans les différents appartements, de voir ce qui s’y trame et parfois d’influer le cours des choses. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il s’en passe derrières les portes et les miroirs ! D’ailleurs, je ne vous en dit pas plus car les tranches de vies des habitants de l’immeuble sont autant de petites nouvelles fantastiques que vous aurez plaisir à découvrir par vous même. Je n’en savais guère plus avant d’entamer ma lecture et c’est tant mieux, j’ai pu me laisser guider et surprendre par l’imaginaire de l’auteur.

Hotel particulier3

Comme toujours, c’est un réel plaisir pour les yeux de retrouver son dessin, fin et sensuel, dont le traitement, au lavis cette fois, contribue à l’ambiance et au côté intemporel du récit.

Que les lecteurs qui ont découvert Guillaume Sorel avec Les derniers jours de Stefan Zweig, et ne gouteraient pas trop le fantastique, soient rassurés, car il s’agit ici d’un fantastique plutôt léger, naissant du quotidien. L’album n’est pas glauque, juste un peu mélancolique, et finalement sa lecture est plus apaisante qu’effrayante.

Interview donnée au blog Un amour de BD

Un bien bel album dont les histoires, les personnages et les dessins continuent de nous hanter une fois le livre refermé.

Eric L.

> lire notre coup de cœur sur Les derniers jours de Stefan Zweig

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