Rencontre avec Guillaume Sorel

Vendredi dernier, dans le cadre de La semaine Stefan Zweig,
les bibliothécaires vous proposaient de rencontrer Guillaume Sorel.

Une belle soirée en compagnie d’un auteur jusque là surtout connu des amateurs de bande dessinée fantastique, genre dans lequel il excelle. Il nous a parlé de son œuvre, de sa pratique, de son goût pour la littérature, de ses projets… Avant d’évoquer son dernier album Les derniers jours de Stefan Zweig > dispo?, adapté du roman de Laurent Seksik,  nous avons souhaité revenir sur les albums les plus marquants de sa bibliographie.

Grand amateur de littérature fantastique européenne du 19e et début du 20e siècle, Sorel a insufflé à ses premiers récits des ambiances à la Jean Ray, Hodgson, Thomas Owen aux côtés de références aux grands maîtres de la littérature fantastique que sont Lovecraft ou Poe.

L’île des morts avec Thomas Mosdi (Vents d’Ouest, 5 tomes 1991-1994) > intégrale dispo ?
Sa première série, celle avec laquelle il a appris
à faire de la couleur et développé sa palette personnelle (ocre, rouge, noir). Le dessin, gothique à souhait, fourmille de détails (les planches originales font 2 mètres de haut !) et colle parfaitement au récit. Un scénario noir et dérangeant, inspiré du tableau homonyme d’Arnold Böcklin. L’un des tomes fait également référence à la légende du Hollandais volant.

Typhaon avec Dieter (Casterman, 2000-2001) > dispos ?
On retrouve dans ce récit d’horreur marine des références un peu similaires.  L’histoire se déroule à la fin du siècle dernier : Eléonore, une jeune scientifique qui vient de faire naufrage est recueillie à bord du Typhaon, dont l’équipage est constitué d’une quinzaine de marins qui ne semblent plus tout à fait vivants… Les dessins et les couleurs sont somptueux.

Mother (Casterman, 2000) > dispo ?
Un premier album solo librement inspiré d’une nouvelle de David H.Keller qui résonne avec le vécu de Guillaume Sorel. Il nous raconte les relations intenses entre une mère, monstrueuse et « vampirisante », et son fils qu’elle pousse dès son plus jeune âge dans la voie artistique avec pour exigence l’excellence et le génie ! Une sorte d’autobiographie hallucinée à la lecture de laquelle on ne sort pas indemne…

Algernon Woodcock avec Mathieu Gallié (Delcourt, 6 tomes 2002-2011) > dispos ?
Cette série mêle récit fantastique, fantasy et imaginaire celtique écossais, rationnel et irrationnel, passages effrayants et traits humour. Les personnages sont attachants tel Algernon, jeune nain sorti de la faculté de médecine d’Edimbourg qui voyage dans une écosse du 19ème siècle en compagnie de son ami le Dr William Mckennan. Les références littéraires sont ici plutôt à chercher du côté de Stevenson et Walter Scott.

Mâle de mer avec Laetitia Villemin (Casterman, 2009) > dispo ?
Un album de transition qui diffère des précédents dans sa forme : en noir et blanc, au format roman graphique, intégrant des photographies. Il s’agit du premier récit « réaliste » illustré par Sorel, s’inspirant des paysages et des personnes qu’il connait.  A Doëlan, en Bretagne, Ephémère nous raconte son histoire de famille dure et touchante…

Nous avions prévu d’enregistrer la rencontre pour vous permettre de l’écouter sur le blog mais cela n’a pas fonctionné ! Pour vous consoler, voici l’interview qu’il a donnée au Salon du Livre de Paris 2012 lors de la sortie de l’album Les Derniers jours de Stefan Zweig :

Quels sont ses projets ?
Il développe en ce moment une histoire dans la lignée des nouvelles fantastiques  de Thomas Owen.
Cet album en noir et blanc aura pour cadre et personnages un immeuble et ses habitants, avec pour observateurs privilégiés un fantôme et un chat… G.Sorel compte se faire plaisir et ne pas s’autocensurer !

Ensuite il devrait collaborer à nouveau avec Laurent Seksik pour former une trilogie avec un tome sur Einstein et un autre sur Freud.

Il va aussi adapter un roman de Richard Matheson dans la collection Rivages/Casterman.

Et puis il y aura la suite d’Algernon Woodcock.

Au cours de la soirée nous avons aussi eu la chance d’admirer les planches et illustrations originales qu’il avait apportées et de feuilleter ses carnets de croquis !

La rencontre a été suivie d’une séance de dédicaces…

La séance de dédicaces s’est prolongée le lendemain à la librairie BD West, partenaire de la soirée. Une belle occasion pour celles et ceux qui n’ont pas pu être là la veille de discuter avec Guillaume Sorel tout en dégustant le fameux fondant au chocolat de Joël !

Eric L

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